ACTUALITES CULTURELLES MIDI-PYRENEES

Les Abattoirs

76, Allées Charles-de-Fitte, 31000 Toulouse
www.lesabattoirs.org

du 24 juin au 24 août 2010

Dans le cadre de "10 ans : un musée, un Frac, une collection"
Artistes présentés : Gaëlle Hippolyte & Lina Hentgen, Philippe Mayaux, Rina Banerjee, Lee Bull, Guillaume Pinard, Françoise Quardon, Fabien Verschaere, Damien Deroubaix, Olaf Breuning, Patrick Van Caekenbergh

Historiquement et étymologiquement, à la fin du XVIIIe siècle, les fantasmagories étaient des sortes de spectacles où le public venait assister à des manifestations fantastiques. Les ordonnateurs de ces séances jouaient autant sur les illusions produites par les lanternes magiques (provoquant des apparitions de fantômes, de spectres, ou d’esprits), que sur des phénomènes peu connus alors, pourtant issus d’expériences scientifiques, de manipulations physiques ou chimiques. Dans un curieux mélange de science et d’occultisme, il s’agissait de provoquer des réactions sensibles face à des expériences multi-sensorielles et immersives.
Il s’agirait d’une expérience source qui vient à la fois perturber les imaginaires pour susciter et générer d’autres configurations mentales.
Qu’en est-il de la fantasmagorie et du mythe aujourd’hui ? En dépit de leur identification à un passé révolu, ne sont-ils pas à voir à la fois comme l’origine et l’horizon de nos imaginaires ?
Ces questions réactualisées par l’ethnologie et la psychanalyse semblent dynamiser à nouveau tout un pan de la création contemporaine sans pourtant avoir encore été abordées sous cet angle et à cette échelle.
A la suite des expositions NéoFutur et DreamTime en 2008 et 2009 aux Abattoirs à Toulouse, de même que les dernières éditions de Fiac (Transrituels 1 & 2, puis Totems sans tabous), qui ont instruit et réouvert le processus fantasmagorique, c’est ce phénomène que souhaite aborder et explorer plus profondément l’exposition Fantasmagoria à l’occasion du dixième anniversaire des Abattoirs. Tout en conviant le public, à peut-être renouer avec une certaine dimension magique de l’art.

Grotte du Mas d'Azil

Ariège (09)
www.sesta.fr/grotte-mas-d-asil

Du 5 juin au 28 novembre 2010

Gloria Friedmann , "Les contemporains".
Installation (ensemble de 18 personnages),
dimensions variables.
Courtesy Tempora, Bruxelles Belgique
Artistes présentés : Jan Fabre, Art Orienté Objet, Gloria Friedmann, Berdaguer & Péjus, Olaf Breuning, Virginie Barré, Fabien Verschaere, Atelier Van Lieshout, Alain Séchas, Guillaume Pinard, Gary Hill, Marina Abramowic, Philippe Mayaux, Olivier Blanckart, Damien Deroubaix
Commissariat : les Abattoirs, Pascal Pique, directeur du Frac Midi-Pyrénées, en partenariat avec les résidences d’artistes Caza d’Oro au Mas-d’Azil dirigées par Nathalie Thibat et Claus Sauer

L’exposition DreamTime 2 – Fantasmagoria a été conçue comme le second volet d’un diptyque formé avec Dreamtime 1, première exposition d’art contemporain proposée dans une grotte. Elle prolongera les trois grandes orientations expérimentées dès 2009 à partir d’une prise en compte de la grotte comme site naturel, site préhistorique et fabrique d’imaginaire. A l’image de DreamTime 1 c’est dans le croisement de ces trois "espaces" physique, mental et historique que l’exposition fera sens.
Le sous-titre Fanstasmagoria met en particulier l’accent sur le potentiel fantasmatique qu’offre l’espace souterrain et préhistorique de la grotte.
L’association des artistes formera une sorte de parcours initiatique constitué d’oeuvres existantes qui livreront un nouveau potentiel dans ce contexte, mais aussi de créations spécifiques intimement liées à la nature et à la préhistoire de la grotte.

Dreamtime 2 s’inscrit dans un programme d’expositions conçu pour les dix ans des Abattoirs à Toulouse qui se développera dans divers lieux de la Région Midi-Pyrénées. Inauguré à la grotte du Mas-d’Azil, il se poursuivra aux Abattoirs le 24 juin et à Fiac dans le Tarn le 25.
Ce programme comprendra les expositions de Virginie Barré au Château de Taurines dans l’Aveyron (9 juillet), ainsi que les présentations des collections du Frac Midi-Pyrénées au centre d’art le Parvis à Ibos (Hybrides et chimères) et au Musée Denys-Puech à Rodez (12/12 Fantômes de l’art) jusqu’au 19 septembre.

« AFIAC + si affinités 2010 »

Association Fiacoise d'Initiatives Artistiques Contemporaines
2 rue du Colombier, 81500 FIAC
www.afiac.org

25, 26, 27 juin 2010

Artistes en résidence : Michel Boccara, Céline Cléron, Gilles Conan, Nicolas Daubanes, Mohamed El Baz, Catherine Helmer, Isabelle Lévénez, Arnaud Maguet, Elsa Mazeau, Marianne Plo.

La famille Laignel accueille Elsa Mazeau           Monique Pascal accueille Nicolas Daubanes             Sandrine Dominin accueille Isabelle Lévénez

Onze ans déjà que le village et les habitants de FIAC, dans le Tarn, se sont inventé un rendez-vous impromptu avec la création contemporaine, chez l’habitant, où les artistes, les familles et le public pratiquent trois jours durant, à la période du solstice d’été, un cérémonial unique en son genre. Cette pratique consiste à réinventer à chaque fois une autre façon de créer, de donner et de recevoir tout en renouvelant le rituel de l’art contemporain. Au cours de ces onze années, différentes expériences ont été tentées, touchant à la fois à l’espace physique et social, à l’intime, à l’imaginaire, voire au magique.
Au village de Fiac, élargi cette année au village de Viterbe, 10 familles accueillent 10 artistes dans le cadre du projet Fanstasmagoria, le monde mythique, pour une exposition parcours entre rencontre et initiation. Cette onzième édition en misant sur les énergies croisées des artistes, des familles et du public, tente une nouvelle fois de projeter une autre socio cosmogonie.

Château de Taurines
Commune de Centrés, Aveyron

Du 9 juillet au 17 octobre
Virginie Barré, "The Friday group"

Virginie Barré a été conviée à développer une exposition personnelle pour le château de Taurines dans le cadre du projet Fantasmagoria, le monde mythique conçu pour les dix ans des Abattoirs.
Intitulé "The Friday Group", le projet de Virginie Barré se présente comme une exposition dont les oeuvres auraient baigné un peu trop longtemps dans une atmosphère spectrale. Les personnages imaginés par l’artiste semblent avoir développé des facultés à sonder des mondes parallèles. Ils habitent le château dans une sorte de sarabande et se découvrent dans une déambulation à travers un dédale de salles obscures hantées par des chamans, des somnambules, des individus masqués, bizarrement harnachés, des médiums et quelques gamins assoupis.
Partageant quelque chose de l’étrangeté loufoque et sombre de Maurizio Cattelan, Virginie Barré donne ici toute sa mesure en déployant sa galerie de mannequins – cette humanité farce et factice – qui flirte avec la mort, l’innocence (perdue), la comédie et le drame.

Le Château d’eau
1, Place Laganne, 31000 Toulouse
www.galeriechateaudeau.org

Du 19 mai au 27 juin 2010
Pieter Hugo, On reality and otheirs stories


© Pieter Hugo, Courtesy of Michael Stevenson, Cape Town & Yossi Milo, New York
Exposition coproduite par le Château d’Eau, le FCC - Le Brass à Bruxelles et soutenue par les ateliers Bernard Weber.
Commissariat : Jean-Marc Lacabe (Toulouse) et Christine De Naeyer (Bruxelles).

Le Château d’Eau, le Théâtre Garonne et Rio Loco présentent une exposition du photographe sud-africain Pieter Hugo, en écho aux festivals toulousains Le Marathon des Mots et Rio Loco qui mettent à l’honneur, en juin cette année, l’Afrique du Sud.
Avec des images témoignant d’un réel engagement, ce jeune photographe afrikaner (né en 1976) explore les contradictions les plus frappantes des sociétés africaines, en montrant « les Africains de façon différente ».
Toujours à l’affût de sujets originaux, fascinants et parfois repoussants, Pieter Hugo constitue une œuvre photographique marquante s’articulant en différentes séries. S’inscrivant dans la grande tradition historique du portrait documentaire, initiée par Eugène Atget et caractérisée par le travail d’August Sander – dont il se réclame –, Peter Hugo réalise des portraits en couleur des petits et grands métiers de l’Afrique d’aujourd’hui. Montreurs d’animaux sauvages au Nigeria, juges du Botswana avec leurs beaux habits rouges et leurs perruques d’un autre temps, collecteurs de miel sauvage et leurs protections de feuilles au Ghana, club de supporters d’équipe de foot, boys scouts du Liberia ou acteurs de films bons marchés réalisés à la chaîne au Nigeria sont autant de figures et d’histoires curieuses. De série en série, ces portraits dessinent une Afrique actuelle théâtralisée où se télescopent ce qu’elle a gardé de ses traditions, des influences de la colonisation et de ce qu’elle emprunte à la société occidentale.
La théâtralité contenue dans les photographies de Pieter Hugo a motivé la collaboration entre Le Château d’Eau et le Théâtre Garonne qui, parallèlement, présente les séries : Nollywood, Boy Scouts, Orlando Pirates, The Hyena Men.

Galerie EXPRMNTL
18 rue de la Bourse, 31000 Toulouse
www.exprmntl.fr

Du 21 Mai au 03 Juillet
Matières premières / ’Raw materials, Thomas SABOURIN et Régis FEUGERE

Cette exposition, sous le titre Matières Premières, associe deux artistes dont les préoccupations sociales et artistiques se révèlent très proches. Thomas Sabourin et Régis Feugère présentent un ensemble d’œuvres où se confrontent photographies et sculptures, questionnant notre perception du réel, du présent, à partir d’éléments d’architecture puisés dans l’environnement naturel. Ces artistes, avec la discrétion qui les accompagne, ne pouvaient manœuvrer autrement que sous l’influence d’un post-minimalisme faisant converser Penone et Duchamp. Cette sobriété, cette intelligence, cette poésie contestataire constituent la matière première, matière à réflexion, de leur travail.

Galerie Sollertis
12 rue des Régans, 31000 Toulouse
www.sollertis.com

Du 25 mai au 3 juillet 2010
Olivier Mosset

Témoin privilégié depuis les années soixante de l’évolution des problématiques artistiques contemporaines, Olivier Mosset se situe parallèlement dans la postérité de la peinture géométrique abstraite. L’attention qu’il porte aux limites de la peinture dans leurs relations de couleurs et de surfaces se double d’un dialogue avec l’histoire de l’art. S’il est connu du public pour avoir fait partie en 1967 de ce mouvement initié par quatre artistes en révolte contre l’institution artistique : Buren, Mosset, Parmentier, Toroni (BMPT), son œuvre ne se résume pas aux fameux « cercles » de cette période. Elle déploie à travers l’abstraction géométrique et le monochrome, une méditation ininterrompue pendant quarante ans sur le devenir de la peinture aujourd’hui. Olivier Mosset, n’a cessé, avec des moyens expressifs réduits au minimum, purgés de tout affect, de questionner la peinture. Cela implique, pour mieux la cerner, que le changement d’angle d’attaque soit quasi permanent, la peinture se révélant dans la multiplicité de ses postures, sans cesse éprouvée par les limites même de sa validité. Lorsqu’il déclare laconiquement : « ça fait quand même une peinture », il reconnaît la présence de son sujet bien au-delà de tous les critères greenbergiens. Dans un travail cohérent autour des questions de signature et d’anonymat, de neutralité et de répétition s’inscrivant dans le contexte d’une analyse de la peinture, le parcours de l’artiste est ponctué à la fois d’appropriation et de collaboration, de va-et-vient, d’hommage et de clin d’œil. Olivier Mosset puise l’essence de sa peinture dans sa déconstruction. « Pour moi la peinture est la mise en évidence de l’acte par lui-même ».
Carrés bleu, vert ou rose, monochromes sous verre, jeu d’encadrement et de couleurs, platitude extrême, image de perfection, réalisme de l’œuvre vivant dans le regard du spectateur, pièce unique et élément d’une série, Olivier Mosset s’amuse des présupposés de la définition d’une œuvre d’art.
Personnage charismatique, Olivier Mosset a traversé et troublé aussi bien les champs minimalistes que conceptuels par une recherche incessante sur la forme et le fond.

Du 8 juillet au 22 août
Alain Josseau, Money’s Flesh

Grand stratège de l’image et des images, nourri de Clausewitz et de Baudrillard, Alain Josseau propose à la galerie Sollertis une nouvelle cartographie multimédia intempestive du désir image du monde, de sa pornographie vénale et endémique.
« D’un coté, l'excessive netteté, la méticulosité chirurgicale, la haute définition de la défonce, l’abondance des close up sur les pénétrations, et des chairs comme passé au glossy (on ne sait plus si on est en train de parler de frappe aérienne ou d’un cinéma pornographique à la Marc Dorcel). De l’autre, la prolifération endémique des images de basse définition, des portables, des web cams, des chats, des blogs qui se disséminent, se propagent, colonisent, se multiplient indéfiniment dans tous les tissus (La terminologie cancéreuse s’impose quand il est question des chairs) du réseau-image mosaïque, trame, bave électronique…

Il y a donc une boite, des « peep-show boxes » à la Samuel Van Hoogstraten, mais les intérieurs flamand du 17e siècle ont laissé leurs places à des salles de bain, des chambres de teen-ager, des bonbonnières fluos, accompagnées d’une mise en scène…un tissu, un drap tendu pour faire cabinet…cabinet d’amateur… et dans cet espace en 2D, aux couleurs bleutées, rosées dues aux web cams, je viens m’exhiber…amorcer un strip-tease…je joue la professionnelle, l’impudique, la libertine, la luxurieuse… soulever le tee-shirt, retirer le pantalon, découvrir un sein, puis deux, enlever le tee-shirt, faire glisser puis tomber la culotte…caresser le sein, effleurer le sexe et puis peut-être se masturber, malhabilement…surjouer le souffle, les cris (petits) - tout cela dans la trame - et puis au milieu de tout cela, l’œil électronique de la caméra et puis le regard en coin – toujours - de l’impudique sur le retour vidéo. La recherche de l’emplacement juste, de la position idéalisée, dictée, codée…pour toi, pour vous, pour le réseau, pour la terre entière…
Maintenant je suis une image, juste une image pour l’ensemble de la fornication électronique. Je suis une image intentionnelle ou qui va être volée (on peut y ajouter un « i ») sur mon face book, mon portable…je suis une image éternelle (selon la terminologie policière), qui ne peut plus être bloquée, ni retirée, ni effacée du réseau… elle est partout… même si je le voulais… ne plus pouvoir revenir en arrière…
La grande masturbation peut débuter sur l’image…
Mais il n’y pas de pathologie narcissique là dedans… pas de miroir… pas de reflet… le retour vidéo des protagonistes n’est là que pour confirmer l’ajustement du corps à l’image et au cadre – léthargie des formes imposées – … » (Alain Josseau, avril 2010, extrait).

 

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